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Sama' Abdulhadi

DJ set • techno

Fri. 07 Sep. 2018 at 23h, Klap, Maison pour la danse

Artiste emblématique de la communauté underground palestinienne, SAMA’ est la première DJ à avoir importé le mouvement Techno à Ramallah.
Pianiste depuis son jeune âge, elle a commencé à mixer en 2006 pour des soirées organisées autour de Ramallah, avant de commencer à produire sa propre musique en 2010.
Son son : une techno percutante, à la fois sèche et musicale, le tout avec un twist tout à fait personnel. SAMA’ a mixé dans plusieurs événements au Moyen Orient (Caire, Amman, Ramallah, Haïfa) et en Europe (Londres, Wales, Paris, Anvers, Bordeaux, Marseille, Rome).
En mai 2016, SAMA’ s’est associée à Eka3, en Égypte, première plateforme régionale vouée à la promotion, à la production, à la distribution et au booking des artistes indépendants du monde
arabe. Avec eux, elle a fondé la première agence d’édition en musique de la région, AWYAV.

Sama' Abdulhadi

Artiste emblématique de la scène underground palestinienne, SAMA' est l'une des premières DJ et productrices de musique électronique à émerger de la région. Son son, une techno originale et percutante, à la fois sèche et musicale, s'est rapidement imposé en Europe et au-delà.

SAMA, qui signifie « ciel » en arabe, a commencé à mixer en 2006 dans des soirées autour de Ramallah, en Palestine. Plusieurs années plus tard, elle a commencé à produire sa propre musique et à développer son intérêt pour la synthèse en 2010, en se concentrant sur la techno, la house et d'autres sous-genres plus profonds de la musique électronique.

L'artiste a obtenu une licence en ingénierie audio et production musicale au Royaume-Uni, puis s'est installée au Caire où elle a travaillé comme conceptrice sonore pour le cinéma, avant de devenir productrice de musique puis instructrice. SAMA' dirige aujourd'hui sa propre société d'ingénierie audio et de conception sonore, travaillant sur des films et des documentaires au Moyen-Orient. En 2017, elle a été sélectionnée comme lauréate par l'Institut français, et a participé pendant cette période à une résidence à la Cité internationale des arts à Paris. SAMA' dirige également une maison d'édition appelée Awyav, qui représente des artistes indépendants du monde arabe.

Fin 2018, la performance de SAMA à Boiler Room et le documentaire associé sur la scène en Palestine sont devenus viraux et de plus en plus de gens constatent que la musique n'a pas de frontières. SAMA' a récemment figuré dans la liste Alternative Power 100 de SheSaid.So, et joue un set très médiatisé à Dalt Vila, site du patrimoine mondial d'Ibiza, pour le Sommet international de la musique à la fin du mois de mai. Elle travaille actuellement sur un album studio.

Écouter sur Soundcloud

L'ÉDITO de cette 3ème édition du festival :

" Le festival TRANSFORM! – festival des créations queer contemporaines – revient pour sa 3ème édition avec un esprit toujours plus festif, contemporain, nomade et militant. Après la Villa Alliv en novembre 2015, la Déviation en avril 2017, rendez-vous du 4 au 12 septembre dans 3 lieux de Marseille : Vidéodrome2, KLAP Maison pour la danse, Montevideo centre d’art. Cette année encore la programmation de TRANSFORM! dit le dynamisme, les combats, les luttes et les engagements sociétaux du collectif IDEM en montrant la vitalité des cultures minorisées et invisibilisées face aux discriminations raciales, culturelles, de genres et d’orientation sexuelles, dont elles sont victimes.

Être pédé, gouine, trans, intersexe, c’est être dans la minorité estimée à plus de 10% de la population.
Être racisé.e c’est être dans la minorité estimée à plus de 30% de la population.
Être femme
c’est être dans la majorité qu’on minorise.

Penser une programmation de création queer contemporaine avec ces éléments comme socle de réflexion, c’est penser TRANSFORM! en termes de déconstruction et de décolonisation. Déconstruction de nos structures de pensées, en les questionnant sur leurs fondements misogynes, LGBTphobes, coloniaux et esclavagistes. Décolonialisation des corps, des genres, des mémoires, des imaginaires, des arts et de la culture, en repensant nos rapports au pouvoir et aux privilèges qu’ils donnent afin de combattre toutes les formes de domination et d’invisibilisation. Ainsi, cette année encore, TRANSFORM! montre la pluralité de ce qui nous fait, de ce qui nous constitue : nos sexualités, nos corps, nos désirs, nos identités plurielles, nos cultures multiples.
Bon festival à toutes et à tous,

Le collectif IDEM "

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