performance
literature

The Black Star Chronicles

Kapwani Kiwanga

Wed. 12 Sep. 2018 at 20h, Montévidéo, centre d'art

Lecture performée

Kapwani Kiwanga propose une lecture performée du chapitre II de sa trilogie “Afrogalactica”, dans laquelle elle incarne une anthropologue en 2100 vivant aux États-Unis d’Afrique.

“The Black Star Chronicles”, en se référant à l’Afrofuturisme, traite de la fabrication du genre et de la race.
En écho à des récits féministes, post-genres et queer, la performance explore les thèmes de l’innovation technologique, de la reproduction et du mélange racial. Kapwani Kiwanga met en relation la figure du cyborg, autant comme modèle biologique et métaphorique, avec les expériences africaines et diasporiques.

Kapwani Kiwanga est une artiste franco-canadienne, née en 1978 au Canada et installée à Paris depuis 2005 où elle travaille. Kiwanga a étudié l’anthropologie et la religion comparée à l’Université McGill de Montréal. Elle a également suivi un cursus en art à l’école des Beaux-Arts de Paris et a par la suite étudié à Le Fresnoy.

Le travail de Kapwani Kiwanga, recoupe installations vidéo, son et performances, le tout mêlé aux sciences sociales, aux thématiques postcoloniales, de genre et queer, mais encore à l’Afro-futurisme.

Elle est représentée par la galerie Jérôme Poggi en France et la galerie Tanja Wagner à Berlin et a récemment reçu le prix Frieze Artist Award pour sa proposition Shady.

Voir le reportage RFI sur elle et son travail ici.

Son site ici : https://www.kapwanikiwanga.org/

L'ÉDITO de cette 3ème édition du festival :

" Le festival TRANSFORM! – festival des créations queer contemporaines – revient pour sa 3ème édition avec un esprit toujours plus festif, contemporain, nomade et militant. Après la Villa Alliv en novembre 2015, la Déviation en avril 2017, rendez-vous du 4 au 12 septembre dans 3 lieux de Marseille : Vidéodrome2, KLAP Maison pour la danse, Montevideo centre d’art. Cette année encore la programmation de TRANSFORM! dit le dynamisme, les combats, les luttes et les engagements sociétaux du collectif IDEM en montrant la vitalité des cultures minorisées et invisibilisées face aux discriminations raciales, culturelles, de genres et d’orientation sexuelles, dont elles sont victimes.

Être pédé, gouine, trans, intersexe, c’est être dans la minorité estimée à plus de 10% de la population.
Être racisé.e c’est être dans la minorité estimée à plus de 30% de la population.
Être femme
c’est être dans la majorité qu’on minorise.

Penser une programmation de création queer contemporaine avec ces éléments comme socle de réflexion, c’est penser TRANSFORM! en termes de déconstruction et de décolonisation. Déconstruction de nos structures de pensées, en les questionnant sur leurs fondements misogynes, LGBTphobes, coloniaux et esclavagistes. Décolonialisation des corps, des genres, des mémoires, des imaginaires, des arts et de la culture, en repensant nos rapports au pouvoir et aux privilèges qu’ils donnent afin de combattre toutes les formes de domination et d’invisibilisation. Ainsi, cette année encore, TRANSFORM! montre la pluralité de ce qui nous fait, de ce qui nous constitue : nos sexualités, nos corps, nos désirs, nos identités plurielles, nos cultures multiples.
Bon festival à toutes et à tous,

Le collectif IDEM "

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